Lanuéjols est marqué par son héritage antique et son patrimoine remarquable


Le Mausolée Gallo romain de Lanuéjols


Pièce maîtresse d’un complexe d’architecture funéraire romaine unique en France - Classé Monument Historique depuis 1840.

 

Datation :  fin III ème ou IV ème après JC. 

 

Histoire :

 

1254 : mentionné dès le moyen âge début XVII ème : première description ; il n’est pas encore enfoui.

 

1750 : mentionné sur la carte de CASSINI.

 

1805 : le terrain sur lequel il se trouve est vendu comme bien national (pré de Clastre). Le nouveau propriétaire  veut le démanteler pour récupérer les matériaux. Le Préfet s’y oppose.

 

1813 : Le Préfet de la Lozère adresse au Ministère de l’Intérieur un rapport sur le mausolée (l’ouvrage est aux 2/3 enfoui).

 

Octobre 1813 : le déblaiement du mausolée est entamé.

 

Description :

 

Édifice de plan général carré - 6 m de coté avec 3 niches exèdres saillantes sur les cotés Nord Est et Sud s’ouvrant à l’Ouest par une porte monumentale à linteau monolithe inscrit et un arc en plein cintre sculpté en bas-relief - maçonnerie de grand appareil -

Décor sculpté sur arc de l’entrée - arc intérieur de la niche Est (rinceaux et colombes) - chapiteaux corinthiens des pilastres des 4 angles extérieurs.

 

Inscription de dédicace :  

 

«HONORI ET MEMORIAE LUCII POMPONII BASSULI ET LUCII POMPONII BALBINI FILIORUM PIISSIMORUM LUCIUS IULIUS BASSIANUS PATER ET POMPONIA REGOLA MATER, AEDEM A FUNDAMENTO, US QUE CONSUMMATIONEM EXSTRUXERUNT ET DEDICAVERUNT CUM AEDIFICIS CIRCUMJACENTIBUS ».

 

«En l’honneur et la mémoire de LUCIUS POMPONIUS BASSULUS et de LUCIUS POMPONIUS BALBINUS, pieux fils, LUCIUS IULIUS BASSIANUS leur père et POMPONIA REGOLA leur mère ont élevé ce monument ainsi que les constructions adjacentes depuis la fondation jusqu’au complet achèvement et l’ont dédié (à leurs enfants)».

 

Les constructions voisines :

 

2ème monument : Le monument Ouest dit aussi « monument aux frises d’amour » mentionné au XIX ème .  Situé à 30 m du mausolée en contrebas - plan carré de 8 m de coté - seul son pavement intérieur et les premières assises de son soubassement ont été conservés. Une division non expliquée apparaît dans son dallage.

 

3ème monument : vestiges hypothétiques (collection lapidaire), 30 blocs d’architecture ont été découverts aux abords du mausolée et du monument Ouest. Certains appartiennent aux deux premiers monuments, d’autres semblent provenir d’un 3ème édifice  ainsi que d’un mur de péribole d’une aire funéraire.

 

La nécropole romaine du Pré de Clastre

 

Découverte en 1863 d’un ensemble de 50 tombes antiques (Haut et Bas Empire) dans le pré contigu partiellement fouillé – tombes en coffre de tuiles avec mobilier (vases, objets en bronze, monnaies de bronze, d’argent et d’Or de la colonie de Nîmes et impériales).

 

Recherches archéologiques :

 

Octobre 1813 : 1ère campagne de dégagement du mausolée.

 

1814-1816 : 1 ère campagne de fouilles : découverte « anciens murs romains », de fragments de sculptures dont une tête de cheval en marbre blanc et un fragment de statue humaine en marbre.

 

1817 : 1ère mesure conservatoire : 3 pancartes sont placées aux abords du monument rappelant  article 257 du Code Pénal (répression de vandalisme). Les atterrissements enfouissent à nouveau l’édifice.

 

1840 : 2 ème mesure conservatoire : le monument est inscrit sur la liste des édifices protégés.

 

1855 : Le Préfet fait déblayer, entourer d’un mur d’enceinte et d’une levée de terre pour canaliser le torrent de Gravière.

 

1857 : 3 ème campagne de déblaiement et relevé complet de l’édifice. Le dallage des niches n’est cependant pas enlevé.

 

1863 : fouilles de 50 tombes dans le pré contigu.  

 

1942 : J. FORMIGE (A.C.M.H.) étudie le mausolée et construit un égout de drainage en maçonnerie de pierre de petit appareil.

 

1977-1986 : 10 campagnes de fouilles  ( Jean-Claude JOULIA et son équipe ).

L’espace entre le mausolée et le monument Ouest a été entièrement fouillé ainsi que l’intérieur des édifices. Le lapidaire épars est rassemblé en bordure de la fouille.

Malgré les essais de drainages successifs (1855-1942-1966-1980) autour du mausolée, les infiltrations d’eau continuent massivement. Elles ont considérablement gêné les recherches archéologiques.

 

1985 : lancement d’une étude préalable à la restauration  du monument et du site.

 

Derniers travaux :

 

1990-1991 : Maîtrise d’ouvrage Etat – assainissement du site avec drainage en profondeur -  1 million de francs HT.

 

1992-1994 : Maîtrise d’ouvrage SIVOM du Valdonnez  - 1 ère tranche -  771 500 francs HT.  

  •  Confortement maçonneries : murs d’enceinte – escalier.
  •  Aménagement stationnement  et accès piétons aux abords du site.  
  • Suppression garde corps en fer par muret de pierre
  • Construction de l’abri + panneaux d’information.

 

1996-1999 : Maîtrise d’ouvrage SIVOM du Valdonnez – 2ème tranche –  732 000 francs HT.  

                              

  • Mise en valeur du site : travaux de terrassement et de remodelage des terres – circulations piétonnes en stabilisé, caillebotis - ensemencement – plantations.
  • Aménagement et présentation des aires archéologiques - illumination.
  • Travaux sur le mausolée : remise en place de certaines pierres sur l’édifice (pierres du lapidaire) – aménagement de l’escalier/parvis.

 

A l’occasion de ces derniers travaux une tête de femme a été trouvée (copie exposée en Mairie). 



L'église Saint Pierre


Classée monument historique en 1929, datée du 12ème siècle elle a été agrandie au 14ème siècle.

 

L'église Saint-Pierre est une des plus belles églises romanes du département.

Elle présente la particularité d'être la seule bâtie en tuf. Épargnée par les guerres de religion, elle nous est parvenue quasiment dans son aspect originel

 

 


Le Château du Boy


Au 14 ème siècle c’était un château fort entouré de douves, avec des tours d’angle rondes (une seule subsiste) et un pont-levis sur la façade Ouest.  Il appartenait à l’une des plus grandes familles du Gévaudan, les Chateauneuf-Randon.

 

Victime des guerres de religion le château fut restauré au 17ème est devint une demeure d’agrément. Cet époque fut l’apogée de ce « petit Versailles » comme on le nommait alors.  En 1817 le Boy fut vendu et devint propriété de la famille Malafosse qui le vida de ses anciennes richesses.

 

Le terme de Boy est a rapproché de celui de "bouvier".

 

En 1920, le sénateur Louis Bringer  en fait l'acquisition. Il donne alors la propriété aux sœurs de la Providence afin qu'il soit utilisé dans l'intérêt des plus défavorisés.

 

En 1943 il est inscrit au patrimoine des monuments historiques.

 

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il devient peu à peu un refuge pour enfants, et ensuite sera transformé en préventorium en 1951.

 

En 1966, le château devient un centre climatique de pneumologie infantile. Trente ans plus tard en 1996, il est converti en  SSRA (Soins de Suite et de Réadaptation en Affections liées aux conduites addictives) 


La chapelle Saint Géniès


La Chapelle Saint Géniès : Construite sur un petit promontoire qui aurait été un ancien site fortifié cette petite chapelle restaurée fut longtemps  le but d’un pèlerinage annuel. A la fontaine proche, aujourd'hui disparue on y menait les enfants atteints de la teigne.


Petit patrimoine communautaire


Chaque village disposent d’un four à pain, de fontaines, d’un ferradou, patrimoine restauré.

 

Les plus remarquables :

  • croix et bief de Vitrolles. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1926.
  • Fontaines de Lanuéjols

Divers :

  • Nombreuses croix
  • Menhirs du Boy
  • Ferme de Chapieu et du Sapet